71. TRANSMUTER LE PIRE
Marieville. 
(18po. x 42po.) janvier, mi-février 2001.
 
    En 2001, je n'ai réalisé que trois petites toiles campagnardes dont le vide central dans chacune exprime bien l'état de lassitude et d’ennui que me procurait à ce moment-là la peinture. Cette première toile me fut inspirée à l'époque où je gardais, de temps en temps, un handicapé mental sur une petite ferme. Ses parents habitaient en face dans une autre résidence et moi je passais ma journée entière à le distraire. Parmi mes tâches quotidiennes, je devais aller promener un chien bulldog pour qu'il fasse ses besoins et à chaque fois, nous passions à côté d'un tas de fumier près d'une écurie. Immanquablement, le chien voulait aller le sentir et à chaque fois je devais tirer sur la laisse pour le retenir. Voilà la scène telle quelle; le chien, le tas de fumier et l'écurie. J'avais déjà peint des tas de fumier dans un décor général mais jamais comme sujet principal. J'ai quand même rajouté un tracteur devant pour créer une certaine distanciation. La beauté des nuages blancs dans le ciel vient contraster, voire accentuer, la scène au bord du mauvais goût. Rien à dire que de décrire mon banal quotidien.