29. LA DÉFAITE DU SUBLIME
Drummondville. 
(24po. x 66po.) août septembre, octobre 1993.
 
     J'ai travaillé pendant plusieurs années à temps partiel comme assistant pour mon frère Joël qui avait une compagnie d'isolation. Nous allions dans différents endroits autant résidentiels que commerciaux. Ce tableau représente l'intérieur d'une vieille usine de fabrication de conteneurs en aluminium où nous avions exécuté un petit contrat. Le côté vétuste avec ses vieilles machines, ses murs délabrés suintant l'humidité et la graisse et ce fouillis d'outils en tout genre m'a séduit. J'ai demandé alors au patron de la place la permission de revenir avec un appareil photo pour prendre de nombreuses photos. Cela comprenait des vues d'ensemble et des gros plans sur le plus de détails possibles. J'ai dû faire aussi des recherches dans plusieurs catalogues spécialisés pour compléter l'arsenal d'outils sur les étagères. Quelques temps auparavant, mon frère et moi, nous avions travaillé sur un autre chantier à isoler de l'extérieur toutes les fenêtres d'une usine. Après notre passage, les ouvriers se sont retrouvés à travailler en vase clos à la lumière artificielle. Pour exorciser mon malaise, c'est ce que j'ai représenté dans le panneau de droite. C'est mon frère Joël qu'on voit à l'extérieur isolant les grandes fenêtres et c'est mon frère Pierre-André qui a posé pour l'homme vu de dos qui regarde dehors pour la dernière fois.